A La Réunion, l’hiver austral est la période la plus propice pour se préparer aux risques climatiques à venir. Renforcement des habitations, amélioration de la circulation d’eau, développement de la résilience et de la prévention, actualisation des assurances… C’est le moment de se retrousser les manches pour mieux résister aux assauts à venir du climat.
Renforcer la culture du risque naturel
Depuis longtemps, La Réunion est l’une des régions françaises les plus exposées aux risques naturels. En témoigne cette culture du risque transmise de génération en génération.
Préparer des stocks d’aliments, sécuriser son logement, rendre visite à ses voisins… Autant de réflexes hérités des anciens, en cas d’alerte météo.
La Réunion est aussi le seul département français où on prépare les élèves à l’arrivée d’une catastrophe naturelle, du CM1 à la 6ème.
Mieux connaître les risques pour mieux y faire face. Une alternative constructive à l’usage de la peur comme levier pour obliger la population à se protéger.
En complément des messages officiels, les racines historiques de la culture citoyenne du risque doivent prendre le relais pour rendre plus concrets les gestes qui peuvent sauver. Associations de quartier, voisinage maîtrisent mieux les besoins urgents et les retours d’expérience sociale après un choc climatique.
Ancrée dans l’histoire de l’île, cette culture de la préparation au risque doit se transmettre aux plus jeunes et aux nouveaux arrivants. Elle doit devenir une seconde nature pour toutes et tous.
C’est important, car l’avenir doit désormais composer avec le changement climatique. Cyclones, sécheresses, inondations… vont s’intensifier et devenir plus fréquents dans les années qui viennent.
Face à l’absence de volonté des autorités à stopper la croissance irresponsable du capital fossile, chacun doit agir pour protéger ses proches. La variété des actions potentiellement utiles pour réduire sa vulnérabilité est grande.
Tout en poussant nos politiciens à changer de stratégie climatique et énergétique, tout acte de prévention sera bénéfique pour garder les assureurs comme partenaires indispensables de notre sécurité.
Lire aussi « Améliorer sa résilience face au risque climatique ».

Sous-assurance et risques climatiques
"Dans un contexte de mutation rapide des risques, l’assurance apparaît plus que jamais comme un pilier essentiel de la sécurité économique et sociale en Outre-mer".
Cette déclaration est extraite de l’étude publiée en juin dernier sur le secteur de l’assurance à La Réunion, par l’Iedom, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer. Ce délégué de la Banque de France souligne notamment une augmentation de la sinistralité due au changement climatique.
L’organisme constate également le rôle crucial du régime Cat Nat dans la prise en charge des sinistres. Mais il constate que ce mécanisme repose sur une condition incontournable : pour en bénéficier, il faut être assuré.
Or, l’Iedom insiste sur le niveau de sous-assurance trop élevé des biens et de l’activité. D’un côté, les particuliers ont une couverture habitation insuffisante. De l’autre, les entreprises ne se protègent pas souvent assez contre les pertes d’exploitation, en cas d’impossibilité d’exercer leur activité.
Par rapport à la France entière, le poids de l’assurance non vie est 30 % plus faible à La Réunion au regard de la richesse créée. Par exemple, « Le taux de souscription des ménages réunionnais à l’assurance multirisque habitation était de 68 % en 2017, contre 97 % dans l’Hexagone »… Et de 6 % à Mayotte !
Télécharger le rapport de l’Iedom « Sous-assurance et montée des risques climatiques : un double défi pour La Réunion ».
Avec les prévisions d’augmentation à l’avenir de l’intensité des phénomènes cycloniques, le système assurantiel n’est pas remis en cause. Mais le coût de l’assurance pourrait augmenter, tout comme la sélectivité des dossiers. Les primes pourraient ainsi varier en fonction de l’exposition aux risques.
D’où le besoin d’accroître l’éducation financière et la prévention pour renforcer l’adaptation au changement climatique.
La prévention face aux limites du régime Cat-Nat
En avril dernier, c’était la Cour des comptes qui alertait sur les limites du régime Cat Nat, le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles.
Pour garantir la survie du système, l’organisme propose une réévaluation régulière de la surprime Cat-Nat, comme celle décidée en 2025. Avec le même objectif, il envisage de sortir du régime certains événements, comme la grêle. En devenant plus fréquents, ils perdent leur caractère exceptionnel. Ils passent donc sous le seuil d’éligibilité du régime Cat-Nat.
Enfin, la Cour des comptes insiste sur le caractère essentiel de la prévention et d’une information claire du public sur l’évolution des risques.
D’où la nécessité de mettre à jour les plans de prévention des risques naturels (PPR). Plus de la moitié des PPR inondations ont plus de 10 ans.
De même, son rapport souligne l’importance d’une remise en état plus résiliente, notamment des habitations, après un sinistre, comme une inondation.
Pour améliorer votre résilience en vue de la prochaine saison cyclonique, les conseils d’un courtier en assurance, comme le Groupe Gesco Assurances, vous seront très utiles. Sa grande expérience de La Réunion vous servira à effectuer les gestes les plus utiles en matière de prévention.
Ses conseillers sont à votre disposition dans les quatre agences de l’île : à Saint-Paul, Saint-Denis, Saint-Pierre et Saint-Leu.